Célébration avec le tableau de Picasso «Guernica»

Les pages de cette séquence ont été rédigées par Marc Horisberger, pasteur de la paroisse de la Tour-de-Peilz. L’ensemble de la démarche est le fruit d’un travail des enfants de la paroisse à partir de l’œuvre «Guernica» du peintre Picasso. Reprenant les différents éléments de l’œuvre originale de Picasso et suivant une intuition du dessinateur argentin Quino, Diane Gaillard, paroissienne de La Tour-de-Peilz a redessiné l’immense toile du Maître pour en faire une fresque remplie d’une fraîcheur juvénile.

Ce programme est destiné à être utilisé pour la préparation du culte de la fête de Noël avec la participation des enfants du culte de l’enfance (6 à 10 ans).

 

Table des matières

  • Présentation de la démarche p. 1
  • La fresque réalisée par les enfants p. 2
  • Présentation du tableau «Guernica» p 3
  • Quelques éléments du tableau p 4-6 original et la transformation proposée
  • Dossier Guernica

 

Objectifs

Le tableau le plus célèbre au monde est peut-être Guernica de Pablo Picasso.

Une toile de 7m76 sur 3m49, le plus grand chef-d’œuvre du plus grand peintre du XXème siècle. Mais quel rapport entre cette œuvre tourmentée du grand peintre Espagnol témoin engagé des évènements de son époque et les représentations traditionnelles de la nativité que nous aimons voir fleurir à Noël?

Un regard attentif porté sur Guernica nous fait découvrir au-delà du style «Picasso» qui attire ou non, une œuvre d’une portée spirituelle universelle. En peignant ce qu’il ressent plus que ce qu’il voit, Picasso nous invite à méditer sur la guerre, la violence, la souffrance. A partir du monde sans dessus-dessous qu’il décrit, il nous invite à chercher la cohérence, l’humanité, la paix et… l’espérance!

N’est-ce pas à cela que la fête de Noël nous invite ? Jésus n’est-il pas lui aussi né dans un monde obscur, cynique et brutal? Les bergers ne vivent-ils pas dans la nuit de la pauvreté, les rois dans l’opulence et la décadence des nantis et le peuple n’est-il pas en proie à l’arbitraire et à la barbarie de ceux qui méprisent la vie des saints innocents?

Réalisation

Depuis le Jeûne fédéral, les enfants de la Paroisse de La Tour-de-Peilz ont tenu le pari un peu fou de passer du tableau de Picasso aux formes dramatiques, aux contrastes violents et aux couleurs peu nombreuses à une peinture colorée, lumineuse et paisible de la crèche de Noël. Passant ainsi de l’aversion à la réconciliation, de la violence à la bienveillance, de la peur à la douceur, de la consternation à la consolation.

Nous ne savons si pareille entreprise trouvera grâce aux yeux des admirateurs de Pablo Picasso mais nous voulons imaginer que le principal intéressé qui aimait tant les enfants appréciera l’exploit du haut du Paradis des peintres. Au fond, n’est-ce pas lui qui a introduit dans la peinture, la liberté, l’originalité l’extravagance et la fantaisie, déformant et reformant objets, animaux, tableaux de maîtres anciens et personnages à sa manière?